L'Etendard

 

 

Notre étendard

 

Des ordres, des pas qui sonnent, un grand silence,

Emouvante piété où s’embue le regard,

Et voici qu’apparaît au loin notre étendard,

Lourd de gloires d’hier et chargé de l’espérance.

 

Liège, Anvers, Yser,

Merkem où l’on défend un sol jonché de morts,

Stadenberg et La Lys fougue après tant d’efforts,

 

La paix, la lutte encore, le désespoir d’être vaincu…

 

Ô toi, qui symbolise en tes couleurs sacrées,

Par l’or de ces noms clairs où furent tes combats,

Le sang de tes héros et leurs luttes passées,

Redit à tes soldats insouciants et rieurs,

Qu’un pays ne meurt point pour lequel on se bat,

Et que, pour lui, en toi, doivent s’unir leurs cœurs.

 

Les Anciens du 3A

Fraternelles 3A Section de Liège, juin 1967.

 

 

 

 

L’étendard

 

 

Historique

 

L’arrêté royal numéro 6158a du 22 septembre 1919 attribua un étendard à chaque régiment d’artillerie

 

C’est le 29 mars 1921 au Camp de Beverlo, qu S.M. le Roi Albert Ier remit au 3e Régiment d’artillerie son emblème en la personne du Colonel F. Dange, Chef de Corps.

 

Malgré les différentes réorganisations de l’armée, le 3e Régiment d’artillerie, unité d’active, le conserva jusqu’au 27 mai 1940.

 

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1940, l’étendard fut caché à l’abbaye de Saint-André-lez-Bruges. Le 3 octobre 1944, il fut rendu au capitaine BEM A. Guilmot, qui le déposa au Musée Royal de l’Armée le 2 mars 1945. En 1946, le 3e Régiment d’artillerie reprit les traditions de l’ancien 3e Régiment d’artillerie. Attribué par dépêche ministérielle du 28 juin 1946, l’étendard fut solennellement remis au 3e Régiment d’artillerie nouveau le 4 décembre 1946 à Bruxelles.

 

Le Ministre de la Défense nationale, le Lieutenant-Colonel BEM R. De Fraiteur reçut l’étendard des mains du Général-Major J. Offermans, Commandant le Régiment en 1940, et le confia au Lieutenant-Colonel J. Roshman, Chef de Corps du nouveau Régiment.

 

En 1951, le 3e Régiment d’artillerie passa à l’organisation nouvelle et devint le 3e Régiment d’artillerie, toujours unité d’active, ce dernier conserva son étendard.

 

Redevenu 3e Régiment d’artillerie, l’emblème fut restauré en août 1968, l’ancien étendard se trouve renfermé dans un nouveau tablier. Ce travail a été effectué par la maison Billiaux-Grosse de Bruxelles.

 

 

Description :

 

Lion doré monté sur socle avec cordelière or et inscriptions : L’Union fait la Force - 3e Régiment d’artillerie.

 

Hampe en deux parties cernées par un pas de vis.

 

Tablier en soie, à frange d’or, de 70 X 70 cm.

 

On peut y lire les inscriptions suivantes :

 

Au recto : « Campagne 1914-1918-Liège-Anvers-Yser-Merckem-Stadenberg-La Lys » ;

 

Au verso : « Veltoch 1914-1918-Luik-Antwerpen-Ijser-Merckem-Stadenberg-De Leië » .

 

Fourragère aux couleurs de l'ordre de Léopold.

 

 

 

Les citations du Régiment aux ordres du jour de  l’Armée (OJA).

 

Campagne 1914-18

 

Liège : OJA du 27 novembre 1918 :

« Pour commémorer la belle conduite du Régiment au cours de la glorieuse défense de Liège en août 1914 » .

 

Dixmude : OJA du 27 octobre 1914 – décerne au deuxième groupe :

« Pour la belle conduite de cette unité pendant les journées du 14 au 26 octobre 1914 » .

 

OJA du 17 novembre 1014 – décernée au premier et deuxième groupes :

« Pour reconnaître le dévouement et l’abnégation dont ces unités ont fait preuve au cours de la bataille de l’Yser, les batteries qui les composent sont autorisées à appliquer aux boucliers des pièces une plaque en laiton portant en relief le nom de Dixmude » .

 

Merckem : OJA du 2 juin 1918 :

« Pour commémorer la belle conduite du Régiment au cours des combats du 17 avril 1918 » .

 

Stadenberg : OJA du 14 octobre 1918 :

« Pour commémorer les hauts faits d’armes accomplis et l’héroïsme déployé par les troupes au cours de la victorieuse offensive commencée le 28 septembre 1918 » .

 

La Lys : OJA du 31 janvier 1919 :

« Pour commémorer la glorieuse conduite du Régiment pendant les journées de combat des 14, 15 et 16 octobre 1918 » .

 

 

Anvers : OJA du 21 juin 1930 – décernée aux deuxième et troisième groupes :

« Pour commémorer leur participation aux opérations dans Anvers du 20 août au 8 octobre 1918 » .

 

Nieuport : OJA du 17 novembre 1914 – décernée au troisième groupe, 43e batterie :

« Pour reconnaître le dévouement et l’abnégation dont cette artillerie a fait preuve au cours de la bataille de l’Yser » .

 

Saint-Georges : OJA du 17 novembre 1914 – décernée au troisième groupe, 4e et 45e batteries :

« Pour reconnaître le dévouement et l’abnégation dont cette artillerie a fait preuve au cours de la bataille de l’Yser » .

 

Campagne 1940

 

La Lys : Décernée au troisième groupe :

« S’est particulièrement distingué le 27 mai 1940. Faisant partie d’un groupement aux ordres du Commandant de l’infanterie de la 3e Div. Inf., s’est trouvée à un moment donné complètement isolé et découvert après avoir exécuté des tirs particulièrement efficaces pendant de longues heures. Attaqué par l’infanterie ennemie, a accepté le combat rapproché et n’a succombé qu’après une résistance opiniâtre et après avoir mis une partie de ses pièces hors d’usage. » (Ordre général 109/46)

 

La Lys 1940 : Décernée au deuxième et quatrième groupes :

« Pour leur participation aux opérations défensives du 1er Régiment de Ligne sur le front Kuurne-Harelbeke et l’appui efficace qu’ils lui ont fourni au cours de la journée du 2 mai 1940. » (Ordre général 93/55)